Ecrit en 1976 par un scientifique peu conformiste, précurseur dans le domaine des neurosciences, ce livre, très dense, bouscule quelque peu l’égo tout en ouvrant une porte de salut via l’imagination créatrice et la connaissance de soi, en proposant de cultiver la tolérance, l’acceptation de ses propres limites et de celles de l’autre.
« Aimer l’autre, cela devrait vouloir dire que l’on admet qu’il puisse penser, sentir, agir, de façon non conforme à nos désirs, à notre propre gratification, accepter qu’il vive conformément à son système de gratification personnel et non conformément au nôtre. Mais l’apprentissage culturel au cours des millénaires a tellement lié le sentiment amoureux celui de la possession, d’appropriation, de dépendance par rapport à l’image que nous nous faisons de l’autre, que celui qui se comporterait ainsi par rapport à l’autre serait en effet qualifié d’indifférent ».
